[latex]
ST2S
Centre d’examen : Nouvelle-Caledonie
Matiere : Sciences et techniques sanitaires et sociales
Annee : 2025
Session : Normale
Duree : 3 heures
Repere : 25-2SST2SNC1
Calculatrice : non autorisée
PARTIE 1 : MOBILISATION DES CONNAISSANCES (6 points)
QUESTION : A partir d’exemples, expliquer comment les différentes formes de solidarité permettent de lutter contre la précarité.
PARTIE 2 : DÉVELOPPEMENT S’APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE – L’OBÉSITÉ (14 points)
QUESTION 1 (7 points) : Présenter les inégalités de santé liées à l’obésité.
QUESTION 2 (7 points) : Expliquer comment des modes d’intervention en santé permettent de lutter contre l’obésité.
DOSSIER DOCUMENTAIRE :
ANNEXE 1 : L’obésité : une épidémie
L’OMS a lancé une alerte en Europe : l’obésité est désormais considérée comme une épidémie. En Europe, presque 60% des adultes souffrent de surpoids ou d’obésité et un enfant sur trois. L’Europe est désormais la région du monde la plus touchée, après l’Amérique. En France, plus d’un Français sur cinq est obèse. Une étude récente sur les enfants de 4 ans du Val-de-Marne montre des augmentations inquiétantes suite à la crise Covid. Les experts de l’OMS proposent : taxer les boissons sucrées, subventionner les aliments bons pour la santé, limiter le marketing de la malbouffe auprès des enfants et encourager l’activité physique.
ANNEXE 2 : Fruits et légumes à l’école et lait et produits laitiers à l’école : un programme européen pour éduquer au bien manger
Ce programme vise à éveiller le goût des enfants et adolescents et leur faire intégrer la notion de « bien manger » en stimulant leur curiosité. Il vise à faire adopter aux élèves des comportements alimentaires conformes aux recommandations du Programme national nutrition-santé (PNNS). Des vidéos ludiques et éducatives adaptées à chaque niveau scolaire et des sets de table avec activités pédagogiques sont proposés.
ANNEXE 3 : Lutter contre le surpoids et l’obésité de l’enfant
La prévalence du surpoids et de l’obésité infantile reste trop élevée en France. La HAS recommande un dépistage précoce. Le médecin qui suit l’enfant joue un rôle essentiel grâce au suivi régulier de l’IMC et à l’analyse de la courbe de corpulence. Le dispositif « Mission : retrouve ton cap » permet aux enfants de 3 à 12 ans à risque d’obésité de bénéficier d’une prise en charge pluridisciplinaire (diététique, psychologique, activité physique) remboursée à 100% par l’Assurance Maladie.
ANNEXE 4 : Prise en charge de l’obésité
L’Unité de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) Nutrition-obésité de l’hôpital René-Muret à Sevran accueille des patients atteints d’obésité sévère ou massive. Spécialisé dans les affections du système digestif, métabolique et endocrinien, le SSR accueille 1/3 de patients relevant de chirurgie bariatrique, 1/3 souffrant de pathologies métaboliques et 1/3 présentant des problèmes locomoteurs ou cardiorespiratoires sévères. Les séjours durent en moyenne quatre semaines, avec une prise en charge axée sur l’éducation thérapeutique diététique, la reprise d’activité physique et la rééducation à l’effort. L’objectif est de permettre de modifier durablement le mode de vie pour stabiliser la perte de poids.
ANNEXE 5 : Obésité et surpoids : état des lieux, prévention et solutions thérapeutiques
Selon l’OMS, depuis 1975, le nombre de cas d’obésité a presque triplé. En 2020, les hommes sont plus en surpoids (36,9% contre 23,9%) mais les femmes plus obèses (17,4% contre 16,7%). L’évolution des prévalences selon l’âge montre une augmentation constante de 1997 à 2020, particulièrement chez les 55-64 ans et plus. La répartition géographique en France montre des disparités régionales (de 14,2% en Île-de-France à 22,1% dans les Hauts-de-France). Le surpoids et l’obésité sont plus fréquents dans les catégories sociales défavorisées : 51,1% chez les ouvriers, 45,3% chez les employés, 43% chez les professions intermédiaires et 35% chez les cadres. Pour l’obésité : 18% chez les ouvriers, 17,8% chez les employés, 14,4% chez les professions intermédiaires et 9,9% chez les cadres. La prévention est essentielle mais des approches thérapeutiques sont nécessaires : approche médicamenteuse (nouvelle génération de médicaments agissant sur les neurotransmetteurs régulant l’appétit) et chirurgie bariatrique (perte durable d’environ 25% du poids total et améliorations des complications).
