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Bac General
Centre d’examen : Métropole
Matiere : Danse
Annee : 2026
Session : Normale
Duree : 3h30
Repere : 26-ADANME1
Calculatrice : non autorisee
Le candidat traite au choix le sujet 1 ou le sujet 2.
Sujet 1 : sujet d’ordre général
« À cette époque*, c’était encore le règne des beaux corps, des jeunes gens, de la hiérarchie, de la compétition… mais qu’est-ce qu’on fait alors des autres corps ? Les gros ? Les petits ? Les maigres ? Les handicapés ? Les vieux ?
May B c’était une façon de jeter tout ça, les passe-droits, la tradition, les esthétiques convenues. »
Citation extraite d’une interview de Maguy Marin avec Olivier Neuveux, 2 juillet 2017.
Commenter cette citation et montrer comment certains chorégraphes interrogent les représentations du corps dansant, en prenant appui sur des œuvres chorégraphiques, sur vos connaissances et vos expériences.
À cette époque* : Maguy Marin évoque l’époque de la création de May B en 1981.
Sujet 2 : analyse de documents
Des chorégraphes ont mené des expérimentations variées, parfois radicales, portant des enjeux chorégraphiques inédits.
Commenter cette affirmation en vous appuyant sur les trois documents présentés ainsi que sur vos connaissances et vos expériences.
Document 1 :
Floor of the Forest, Trisha Brown, 1970
Exposition Trisha Brown au Musée d’art contemporain de Lyon 2010
[Photo montrant des performeurs sur une structure horizontale]
« Deux personnes se sont habillées et déshabillées […] aussi naturellement que possible. Une activité normalement verticale effectuée horizontalement et remodelée par l’attraction verticale de la gravité. C’était épuisant. […] le public s’est baissé pour voir les artistes suspendus ou grimpant sous le cadre, ou s’est étiré vers le haut pour voir l’activité au-dessus. »
Extrait de Trisha Brown : Dance and Art in Dialogue, 1961-2001
Document 2 :
« Aussi, commente John Cage, la première chose à laquelle Merce Cunningham et moi nous sommes attachés en commençant à travailler ensemble dans les années 1940, a été de libérer la musique de la nécessité d’aller avec la danse, et de libérer la danse d’avoir à interpréter la musique. De cette émancipation réciproque devait découler le fameux principe de séparation de la musique et de la danse, prémisse radicale de cinquante années d’une collaboration légendaire. »
Extrait d’un article de Annie Suquet, La collaboration Cage-Cunningham : un processus expérimental, dans Repères, cahier de danse, 2007, pp. 11-16.
Document 3 :
Entr’actes (Les Fernands), Odile Duboc, Aix-en-Provence, 1983
[Photo montrant des performeurs dans un espace public urbain]
